Les collections Libréchange

034ELE-BZ-ICC-1DC

Paru le:  30-03-2019

Editeur:  Les éditions Libre Echange

Isbn:  979-10-93166-34-6

Ean:  9791093166346

Prix:  18 €

Caractéristiques: 
128 pages

Genre:  Economie

Thème:  Sciences économiques

Thèmes associés: 

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Inégalités

Contrepartie de la croissance et du plein emploi

Bernard Zimmern

C’est dire que les exhortations de ces économistes égalitaristes se situent à l’inverse de celles qu’il nous faudrait et montrent donc l’importance de démontrer la fausseté de leurs résultats.

Bernard Zimmern X, ENA, est un ancien chef d’entreprise, actif dans la réflexion économique et sociale de la société civile. Il a créé en 1985 la Fondation iFRAP, l’une des trop rares fondations à opérer uniquement sur dons privés, en 2005 l’IRDEME, le seul institut français de recherche sur la démographie des entreprises, et en 2013 Entrepreneurs pour la France, une association de chefs d’entreprise qui veulent remettre l’entreprise et l’emploi au cœur de la politique gouvernementale.
Auteur de plusieurs best-sellers comme Les Profiteurs de l’Etat (Plon), La dictature des Syndicats (Albin Michel) et d’une bonne centaine de tribunes dans Le Figaro,Les Echos, etc. B. Zimmern consacre ses dernières années à démontrer par le dépouillement d’enquêtes statistiques que le chômage français est l’enfant d’une erreur idéologique : il n’y pas de création d’emplois massives, comme l’exigent les immigrations massives depuis 30 ans, sans créations massives d’emplois par les aventuriers que sont les créateurs d’entreprise mais dont la conséquence est de les rendre riches.

Piketty au piquet : enquête sur une imposture.
Est-ce par dérision que l’auteur de cet essai, par ailleurs solide, a choisi ce titre, digne d’une punition d’école primaire ? Est-ce pour souligner la légèreté du travail accompli par Piketty malgré les tonnes de chiffres sous lesquels il prétend nous enterrer ? Le sous-titre nous donne clairement l’objet du livre.
Ce n’est pas parce qu’il nous cite que nous avons été conquis par cet opuscule qui se lit très facilement. La plume y est alerte et le style incisif.
L’auteur a su ne pas se laisser aller à de grandes démonstrations pour experts mais toucher là où cela fait mal. Qu’on en juge.
Nous n’avons pas vérifié mais citons « Manichéen à l’extrême et prêt à faire feu de tout bois pour signifier que le riche est nuisible par nature, l’auteur du Capital au xxie siècle va aussi jusqu’à confondre réalité et fiction. C’est ainsi qu’un certain Caledon Hockley a droit à son petit couplet. Qui est donc cet individu ? L’héritier d’une immense fortune qui s’est illustré lors du naufrage du Titanic en graissant la patte d’un officier afin d’embarquer en priorité sur un canot de sauvetage (…) Seul problème, le sinistre Caledon Hockley n’a jamais existé. Sorti tout droit de l’imagination du cinéaste James Cameron… ».

Depuis le début des années 1900, une vingtaine d’économistes a démontré que les inégalités de fortune et de revenus n’ont jamais été aussi fortes dans les pays occidentaux et qu’il faut mettre un terme à leur aggravation en taxant davantage les plus riches. Il est difficile non seulement à l’homme de la rue mais à l’homme d’État de s’opposer à cette déferlante même si le bon sens ne conseillait pas de rejeter les propositions de ce gang au motif que les suivre serait condamner notre société à la décadence et même à l’aggravation des inégalités que ces propositions prétendent réduire. Le capitalisme au XXIe siècle assumant que le taux de croissance des intérêts du capital r serait plus important que le taux de croissance de l’économie g et que donc le capital serait le seul in fine à profiter de la croissance. C’était ressortir sous une forme nouvelle la thèse de Karl Marx et permettre à Piketty de se présenter comme son successeur. Ces travaux pour prouver que r > g n’ont pas été validés. De plus, les critiques ont laissé de côté d’autres affirmations capables d’influencer les dirigeants politiques comme d’affirmer que les revenus ou les patrimoines des plus riches ont vu leur part dans le patrimoine total ou le revenu total augmenter. Mais la dissimulation la plus grave de ces économistes est de n’avoir pas dit ou pas cherché à voir que la croissance des inégalités est dûe à un double phénomène : l’arrivée de cohortes de migrants qui viennent gonfler les pauvres ; et de l’autre, la multiplication des entrepreneurs, ceux qui créent des entreprises à partir de l’innovation notamment technologique et qui deviennent riches mais en créant les emplois qui permettent à nos sociétés d’accueillir des millions de migrants en provenance de pays pauvres, à la recherche de meilleures conditions d’existence. En dénonçant les inégalités et notamment celle du grand Satan du capitalisme, les États-Unis, ils ont dénoncé comme une honte le grand miracle américain qui a permis aux États-Unis d’assimiler en 30 ans une quinzaine de millions d’immigrant ultra pauvres et leur permettre d’aider leurs familles restées au village par des transferts plusieurs fois supérieurs aux investissements de la Banque Mondiale. C’est ce miracle dont l’Europe actuellement aux prises avec immigration africaine et du Moyen-Orient aurait grandement besoin.